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Actions Internationales

La souffrance animale ne connaît pas de frontières

 

Est ce le hasard (ou le destin ?) qui a voulu qu’en 1982, Janine Vogler Présidente d’Animaux-Secours visite le refuge HIS (Help In Suffering : Aide à Toutes Souffrances) de Jaïpur et soit bouleversée par la grande misère qui y régnait.


Bâti en 1986 sur un grand terrain désertique au milieu de palmiers, le refuge se compose d’un bâtiment administratif, de logements pour le personnel, d’un dispensaire, d’écuries et d’étables pour les gros animaux, d’un chenil de 100 boxes, d’une chatterie et de volières pour singes et oiseaux.

 

Les différents transports sont assurés par deux jeeps et 3 ambulances animalières.

 

En Inde, aider les animaux c’est aussi, et particulièrement, aider les gens : tous les employés sont des Harijans (Intouchables) et bénéficient de conditions de travail exceptionnelles dans ce pays : congés hebdomadaires et annuels, salaires décents, assurances maladies, retraites, primes pour les urgences de nuit.

 

Sauver un buffle, un chameau, un cheval c’est aussi venir en aide à la famille.

 

HIS est reconnue d’intérêt publique par le gouvernement Indien. Christine Townend, Australienne résidant en Inde, en a assuré la présidence, elle a présidé HIS jusqu’en 2005. Une Indienne, Timmie Kumar, passionnée par la défense animale et ayant de nombreux contact en Inde, vient de prendre le relais, Christine devenant vice-présidente.

Elle reste vice-présidente et l’âme de l’organisation. Cette grande amie des animaux Australienne, fondatrice de la dynamique Animal Liberation, écrivain, cinéaste et peintre, a tout « laissé tomber » pour voler au secours des animaux en détresse de Jaipur.

Le dispensaire

 

Ouvert chaque jour, il accueille toutes sortes d’animaux malades ou accidentés amenés par des maîtres nécessiteux (ils sont nombreux en Inde !). Parmi eux beaucoup d’animaux de travail : chevaux, ânes, poneys, chameaux... ou de rapport : vaches, chèvres, volaille... il soigne aussi beaucoup d’animaux de compagnie : chiens, chats, singes, oiseaux...
Les maîtres font souvent des kilomètres à pied jusqu’au refuge, leurs bêtes dans les bras. Certains, venus de quelques villages éloignés, campent près du refuge pendant les quelques jours où leurs animaux reçoivent des soins.

 

Actions à Jaïpur

 

Récupération d'animaux signalés accidentés ou mal en point sur la voie publique. L’Hindouisme défend d’ôter la vie, aussi très rares sont les refuges en Inde qui euthanasient les animaux. Au refuge d’Aide à Toutes Souffrances, tous les animaux grièvement atteints sont euthanasiées, sauf les vaches. Ces dernières sont sacrées et la loi interdit leur euthanasie. Les vétérinaires d’Aide à Toutes Souffrances ont donc élaboré un protocole qui leur permet de les garder inconscientes et sans souffrance jusqu’à leur mort.

 

Des tournées sont organisées régulièrement jusqu'à de petits villages reculés dans le désert où ne va aucun vétérinaire. Prévenus à l' avance, les paysans amènent leurs vaches, chevaux, buffles, chèvres, à l'endroit choisi pour les traitements. La mort d'un animal de travail peut causer la ruine d'une famille.

Les vétérinaires d'HIS pratiquent sur place de petites opérations et distribuent des remèdes ; les cas sérieux sont emmenés jusqu'à Jaïpur pour être traités. Des centaines d'animaux des villages sont vaccinés, vermifugés, traités pour la gale et autres maladies de peau.

Des chiens, chats, singes souffrant sans espoir de guérison, sont euthanasiés, les animaux impossibles à soigner sont parfois achetés par HIS pour être endormis.

 

Programme ABC

 

La capture, la vaccination contre la rage et la stérilisation des chiens errants.

 

Objectifs :

 

Diminuer le nombre de chiens errants et amélioration de leurs conditions (les chiens malades, handicapés, couverts de gale et les chiennes squelettiques suivies de 4 à 5 petits se rencontrent de plus en plus rarement à Jaipur)
Protection des humains, et surtout des enfants et premières victimes de la rage, transmise par les chiens caressés.

 

Actions à Kalimpong

Le Refuge de Kalimpong est unique, situé dans un coin reculé des contreforts de l’Himalaya, près des frontières su Bhutan, Népal et Tibet, au Nord-ouest du Bengal.
La population est de 46.000 habitants dans la ville même et 220.000 dans les villages environnants. Tous les villageois dépendent de leurs chèvres, vaches, cochons et poules pour leur survie. Tous sont très pauvres.
Avant la création du refuge les rues de la ville et des villages étaient pleines de chiens errants galeux, porteurs d’énormes tumeurs. Les chiennes squelettiques étaient suivies de chiots affamés.
Mordus par des renards et chacals enragés, les chiens transmettaient à leur tour la rage aux humains, surtout aux enfants qui les approchaient.

 

Christine Townend constitua en 1995 une société avec quelques amis des animaux de Darjeeling, grande ville touristique à  plusieurs dizaines de kms de Kalimpong : la DGAS « Darjeeling Goodwill Animal Shelter ».
La société avec l’aide d’ANIMAUX -SECOURS acheta une rizière près de Kalimpong. Les villageois entreprirent l’énorme travail de transformer les terrasses superposées en un terrain plat, ceci avec un salaire minime en attente des immenses services qu’allaient leur rendre le refuge en soignant gratuitement leur bétail.
Le refuge consiste en un dispensaire, une salle d’opération, un chenil de 20 boxes et les logements du gardien, du vétérinaire et des vétérinaires bénévoles qui se succèdent d’année en année, venus de Grande-Bretagne, d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

 

La rage étant le fléau n°1 à Kalimpong un programme ABC fut lancé d’abord dans la ville uniquement puis dans les villages alentours.
Les habitants sont incités à amener leurs chiens pour être stérilisés et vaccinés contre la rage.
Les chiens errants sont capturés, conduits au refuge, stérilisés et vaccinés. Un bout d’oreille coupé et un collier de couleur permettront de les identifier ensuite comme étant passés par le programme.

les chiens de Kalimpong sont beaucoup plus familiers que dans le reste de l’Inde car ce sont les descendants de chiens domestiqués abandonnés par les Anglais à leur départ. Ils sont donc plus faciles à attraper.

 

Le fléau

 

Beaucoup de villages au flanc des montagnes n’ont ni routes d’accès ni téléphones et un service médical restreint. Les vaccins étant en nombre limité, si quelqu’un se fait mordre par un chien, l’animal est placé sous surveillance pendant dix jours. S’il meurt de la rage, la personne mordue est vaccinée. Mais c’est souvent trop tard car le virus peut alors avoir atteint le cerveau.
Des mamans désespérées ont marché des heures jusqu’au refuge, leur enfant agonisant dans les bras, pensant que les vétérinaires pourront le sauver.

Notre action

 

Une équipe du refuge de Kalimpong séjourne une semaine dans chaque village avec ambulance, instruments chirurgicaux. Les villageois fournissent un local, amènent leurs chiens, aident à capturer les chiens errants. Les vétérinaires stérilisent leurs instruments dans des cocottes-minute sur
Les chiens stérilisés sont surveillés la nuit et réchauffés avec des couvertures et bouillottes s’il fait très froid. Des milliers de chiens ont été déjà traités ainsi et sont en parfaite santé. Ils constituent un barrage contre la rage chassant de leur territoire renards et chacals.
Le cercle d’action s’élargit toujours et de plus en plus de villages sont inclus dans ce programme.
L’hôpital de Kalimpong ne tient pas de registres fiables mais nous avons appris verbalement qu’il n’y avait plus eu aucun cas de rage humaine à Kalimpong depuis l’année 2000. En 2003 toutefois un habitant qui avait refusé de faire vacciner son chien avait été mordu par l’animal (sans doute contaminé par un chacal) et était mort.

ans les nombreux villages autour de Kalimpong, les habitants, très pauvres, survivent grâce aux animaux qu’ils élèvent : bétail, chèvres, porcs, poules.aidé des vétérinaires bénévoles qui se succèdent au refuge accomplit de longues journées de travail et environ trois fois par semaine se déplace dans un village, appelé par le propriétaire d’une bête en détresse qui fait souvent plusieurs heures de marche pour atteindre le refuge.
Des soins d’urgence d’innombrables vêlages et parfois des césariennes sont effectuées à la lumière d’une bougie !
Aucun vétérinaire gouvernemental n’allant dans ces zones reculées, les animaux malades mourraient faute de soins.

Le travail des vétérinaires est intense.

 

 

AIDE A TOUTES SOUFFRANCES A BESOIN DE VOTRE AIDE !!!

 

"Toutes les fois que nous sortons d’un fossé un chiot gémissant, hissons dans notre ambulance une vache abandonnée sur la route, l’arrière-train brisé, soignons le nez d’un chameau dévoré par les asticots, nos pensées reconnaissantes vont à tous ceux qui nous aident par leurs dons à soulager la souffrance de milliers d’animaux en Inde."

Christine Townend

 

Envoyez un don maintenant :


- En France :
Par chèque : à l’ordre d’Animaux-Secours - Refuge de l’espoir 74380 ARTHAZ (France)

 

- En Suisse :
Aux Amis Suisses du Refuge de l’Espoir - ACTION INDE - UBS Genève 240 - 464132.29X

 

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